Clin d’œil futuriste

Nous sommes en 2020, à L’école Polytechnique de Montréal.011. Nous somme, en effet, à Montréal.011 car la île ayant fusionnée toutes les municipalité qu’elle supportait au milieu du fleuve a fusionné avec Laval et Longueuil en plus. Le Canada n’existe plus en raison de l’annexion de l’Alberta avec les Etats-Unis en 2005 (année où Georges W. Bush s’est sacré grand monarque de l’Amérique libre), toutes les provinces sont alors parties de leur côté sauf le Québec et Terre-Neuve qui ont eux aussi fusionnés. Cette nouvelle nation se nomme aujourd’hui Québec-Neuve et je vous épargne les détails du drapeau.

Néanmoins, nous sommes très heureux de nous trouver à la bonne vieille Poly! Comme l’herbe est duveteuse sur le toi du bon vieux pavillon Lassonde! De ma chaise longue, j’atteins ma crème solaire 75 sur une table à droite. Il fait si chaud! Comme on est bien à se faire bronzer en plein mois novembre! Il est midi, le soleil n’est pas très haut mais tout de même il est plein sud. J’y lève mes yeux et les inondes de cette luminosité. La douce brûlure sur ma rétine commence à me faire douter de mon dernier geste, parfois j’oublie que la couche d’ozone s’est extrêmement amincie ces 10 dernières années. Je baisse le regard sur l’ancien pavillon de Poly et une sorte de dégoût m’envahi.

Quand je pense que j’ai fait mon bac dans cette bâtisse et qu’aujourd’hui c’est devenue une décharge municipale! Dans mon temps, il est vrai, on n’était pas très soucieux notre environnement, mais les choses ont changé graduellement. Nous nous apercevions que notre mépris de l’environnement avait transformé l’école en énorme poubelle. C’est alors que tout le monde se retrancha dans le pavillon Lassonde qui lui était vert. Ensuite, pour faire face à nos erreurs, nous avons pris la décision de faire de l’ancien pavillon un monument de décadence humaine, bref un dépotoir à l’image de ce qu’il était devenu. De toute façon la ville nous en aurait forcé à cause d’un manque d’espace… Inévitablement, tous les cartiers pauvres de Montréal.011 se sont graduellement transformés en dépotoirs laissant une myriade de petits îlots pleins à craquer de condominiums luxueux, le paradis du V.U.S. civilisé.

Tout le monde hors Poly devenait de plus en plus pessimistes au sujet de l’environnement. Évidemment les Raéliens ne pouvaient échapper à cette épouvante et une grande majorité d’entre eux trouvèrent une mort atroce en essayant de s’élancer à la conquête d’une nouvelle planète à bord de soucoupes artisanales. En réaction, la population entière se mit à acheter en block de gros V.T.L.S soient les Véhicules Très Lourds Sports, bref des 18 roues avec ailerons sport. Plusieurs pays ayant adopté des lois permettant les suicides assistés approuvèrent cette démarche la considérant comme un suicide légitime de l’humanité pour éviter d’atroces crises humanitaires.

Fin

Aujourd’hui en 2004, il y toujours de l’espoir et aucune place au pessimisme. Je crois sincèrement qu’il manque de volonté environnementale à travers le monde tout comme à l’entour de nous. Mais ce manque de volonté provient de « ils » et pas de « nous ». Avec tout simplement un minimum d’engagement civil, tous et chacun peut faire la différence entre une terre propre et une terre morte. De tous petits gestes peuvent être accomplis et on devrait débuter ici à Poly. Il serait temps par exemple que les étudiants réclament le recyclage du papier, verre, carton, métal, et plastique.

Pierre-Yves « TiPy » L’Espérance
Comité Environnement